À propos

Suite à un master de littérature comparée, j’ai été professeur des écoles puis conseillère pédagogique avant de me décider à mettre l’écriture au coeur de ma vie professionnelle. Dans le cadre de Ressouche, j’effectue des prestations éditoriales (rédaction, corrections), et je mets ma pratique de l’écriture au service de projets biographiques ou artistiques. J’anime également des ateliers d’écriture, pour donner au plus grand nombre l’occasion de découvrir le plaisir d’écrire.

Pourquoi Ressouche ?

Quand j’ai créé mon activité autour de l’accompagnement à l’écriture, j’ai choisi de lui donner le nom de Ressouche. C’est un mot qui n’existe pas vraiment, et qui fait penser aux arbres. Je n’ai rien d’une pépiniériste ou d’une jardinière-paysagiste. Pourquoi donc ai-je opté pour cette identité de marque étrange qui revoie à un imaginaire en lien avec l’horticulture ?

Je vais tenter de m’expliquer en quelques mots. Une souche, en principe, ça ne repart pas. La ressouche, pour moi, c’est de la vie qui rejaillit depuis quelque chose qui était censé rester inerte. Quelque chose entre le recépage et la ressource. Et c’est l’ambition que je place dans l’écriture, dans le partage de l’écriture. Revitaliser ce qui était inerte, remettre de la vie jusqu’au bout des racines.

Ne cherchez pas : le terme « ressouche » n’existe dans aucun dictionnaire français contemporain. La première fois que je l’ai entendu, c’était sous la forme d’un nom de famille. La sonorité m’a plu et m’a immédiatement évoqué cette image de vie qui repart. Ce n’est pas tout à fait un hasard : étymologiquement, « ressouche » est une variation nominale issue du verbe occitan ressochar, correspondant au français « recéper ».

Voilà que je me retrouve à parler horticulture… Quand on recèpe un arbre ou un arbuste, on coupe son tronc à quelques centimètres du sol, afin de faire repartir, depuis la souche, des pousses plus jeunes et vigoureuses.

On peut penser que c’est triste de perdre des branches, de la hauteur, du feuillage. Mais on peut aussi se dire que c’est l’occasion d’une nouvelle aventure. Et l’arbre ne repart pas de rien : il est toujours porté et nourri par les mêmes racines. Il faut imaginer que les racines d’un arbre se développent en miroir de ce qu’il projette dans le ciel : à telle branche faîtière correspond souterrainement telle grande racine. Pour certains arbres un peu fragiles extérieurement, repartir de la souche, c’est avoir une chance de mettre réellement toute son énergie dans la bataille.

Où nous mènent ces considérations végétales ? Je ne sais pas trop. Ce que je sais, c’est que l’arbre possède des feuilles, comme celles sur lesquelles on écrit. Et que dans les diverses activités d’accompagnement à l’expression que je rassemble sous le nom de Ressouche, il est question de faire foisonner les mots, et de donner la parole à des forces vives gardées dans les racines et qui n’avaient jusqu’alors pas eu l’occasion de s’exprimer. Pour écrire de nouvelles histoires.